par Jillian Glover
DEO-Communications, Vancouver
Les visites à la station-service vous rendent malade? La hausse du coût de l'essence pousse plusieurs personnes à envisager l'achat de véhicules à énergie de remplacement. Cependant, les experts estiment qu'il pourrait s'écouler de 10 à 30 ans avant que les véhicules à pile à hydrogène soient répandus. D'ici là, la popularité des véhicules électriques et hybrides augmente presque aussi rapidement que le prix de l'essence.
On a constaté un intérêt évident pour ce genre de véhicule dans les salles d'exposition des concessionnaires lorsque Toyota a dévoilé sa Prius et Honda, sa Civic hybride. En effet, Toyota parvient à peine à répondre à la demande pour la Prius et Ford a lancé son propre VUS hybride (la Ford Escape hybride).

En réaction à l'explosion de la demande pour les véhicules électriques hybrides, le Collège universitaire de la vallée du Fraser (CUVF) à Abbotsford, en C.-B., a mené une étude d'évaluation du secteur du véhicule hybride en Colombie-Britannique. Cette étude visait, entre autres, à évaluer la faisabilité de la création d'un Centre des véhicules à énergie de remplacement. Cette étude a été menée avec la collaboration de Diversification de l'économie de l'Ouest Canada (DEO).
En investissant dans les technologies environnementales, les Canadiens contribuent à protéger leur environnement naturel, à diminuer les coûts d'énergie et à créer des débouchés pour les entreprises de technologie de pointe. Bon nombre des plus récentes découvertes dans le secteur de l'énergie de remplacement ont bénéficié d'un financement de DEO.
Les entreprises de la Colombie-Britannique —particulièrement celles de la région métropolitaine de Vancouver — font figure de chefs de file mondiaux de l'innovation en matière de technologie de la pile à combustible. L'étude menée par le CUVF a révélé que le nombre élevé d'installations de recherche sur les véhicules à énergie de remplacement porte à conclure que la province possède d'excellents laboratoires et institutions axées sur la pile à combustible et les moteurs automobiles. Cependant, les installations spécialisées dans les véhicules électriques et hybrides ne sont pas aussi répandues. Selon le CUVF, la Colombie-Britannique peut combler cette lacune en établissant son Centre des véhicules à énergie de remplacement.
« Les véhicules électriques et hybrides sont particulièrement prometteurs pour l'amélioration du rendement énergétique et la qualité de l'air dans la vallée du Fraser », indique Harvey McCullough, doyen du Département des métiers et des technologies au CUVF. « Le Centre des véhicules à énergie de remplacement donnera à la Colombie-Britannique l'occasion de faire valoir sa longueur d'avance dans les technologies des véhicules électriques hybrides. »
L'étude a également démontré que le Centre des véhicules à énergie de remplacement augmenterait les capacités de transfert de la recherche et des technologies, ce qui aiderait la province à assumer ses responsabilités en matière de développement durable et de protection de l'environnement.
Le Centre permettrait d'entreprendre une vaste gamme de projets. À l'heure actuelle, le CUVF, en partenariat avec l'Université du Colorado à Denver et ECO Fuel Systems de Langley, mène des essaies et des recherches sur l'utilisation du gaz naturel dans les véhicules hybrides. La plupart des véhicules hybrides utilisent des combustibles fossiles, lesquels ont des effets dévastateurs sur la qualité de l'air. Les partenaires ont réussi à convertir un véhicule électrique hybride Ford Escape 2005 en système à deux combustibles essence/gaz naturel. Ce véhicule hybride modifié pour l'utilisation du gaz naturel est le premier prototype de véhicule de promenade du genre.
« Grâce à cette nouvelle découverte, et à la possibilité de créer un Centre de véhicules à énergie de remplacement, la Colombie-Britannique peut devenir un chef de file du développement durable », précise M. McCullough.