Diversification de l'économie de l'Ouest Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Rendement – Efficience et économie

Économie

On a sondé l'opinion des représentants du Ministère et des membres du personnel et des conseils d'administration des organismes de l'IFE au sujet des objectifs d'économie du programme. La plupart des représentants affirment que l'IFE atteint ses objectifs au plus bas coût possible et que les ressources sont utilisées de façon optimale.

Les coûts engagés par le Ministère au titre des activités de gestion, de surveillance et de mesure du rendement du programme sont minimes. Les employés du Ministère responsables du programme estiment, de façon prudente, que les activités de l'IFE occupent l'équivalent d'un employé à temps plein au Ministère.

La vérification de 2008 de l'Initiative pour les femmes entrepreneurs (IFE) a déterminé que les processus ministériels sont généralement bien structurés et coordonnés, que le Ministère administre le programme avec la diligence voulue, et qu'il surveille les rapports financiers et de rendement des organismes de l'IFE.

En moyenne, chaque organisme de l'IFE réunit 11 employés et peut compter sur l'appui de 178 bénévoles et 315 partenaires pour mener à bien ses activités.

Conception du programme

On a posé des questions sur la conception et les activités du programme aux répondants du Ministère et aux intervenants clés des organismes de l'IFE, qui ont affirmé que le programme était bien conçu, bien structuré et bien exécuté. Le modèle de fonctionnement de l'IFE est reconnu à l'échelle internationale. La plupart des clientes jugent que le programme est bien conçu, bien exécuté et que les deniers publics sont utilisés de façon optimale.

Besoin de financement additionnel

Au moins la moitié des intervenants clés ont souligné que le financement octroyé au titre de l'exploitation ne permet pas de soutenir l'expansion du programme et de combler les besoins en services. Ils ont proposé que les organismes de l'IFE réévaluent périodiquement les besoins des entrepreneures et les lacunes sur le plan des services, et que le programme soit adapté à l'évolution des besoins. Il faudrait plus de financement pour soutenir la prestation de services en personne, accorder des prêts et atteindre un plus grand nombre de personnes. Le fonds d'exploitation n'a pas évolué au même rythme que l'économie, ce qui a nui à la prestation de services et à la mise à niveau des technologies, et contribué à un fort taux de roulement du personnel au sein des organismes de l'IFE.

Besoin de financement d'appoint

Les organismes de l'IFE ont reçu du financement d'appoint pour entreprendre quatre projets qui ne s'inscrivaient pas dans leurs activités habituelles. Deux de ces projets ont bénéficié d'un soutien financier considérable provenant d'autres sources que le Ministère et auraient quand même vu le jour en l'absence du financement du Ministère, quoique leur portée aurait été moindre. Dans le cadre du projet concernant l'accès aux chaînes d'approvisionnement, l'initiative WEConnect a aidé à répondre, particulièrement en Alberta et en Colombie Britannique, à un besoin précis en matière de programmes destinés aux femmes à la tête d'une entreprise prospère souhaitant élargir leurs activités au-delà des marchés locaux. Toutefois, l'initiative ne répond pas à un besoin continu de ressources. Les clientes ayant participé à WEConnect ont fait remarquer que le programme n'avait pas encore eu d'incidence sur leur entreprise, mais qu'il pourrait en avoir à l'avenir; les clientes ont signalé que les liens créés grâce au programme pourraient leur permettre d'élargir leur clientèle, et que le renforcement de la confiance acquise grâce à leurs échanges avec d'autres femmes qui ont réussi en affaires les aiderait à développer leur entreprise.

Efficience

La majorité des représentants du Ministère et des membres du personnel et des conseils d'administration des organismes de l'IFE ont indiqué que l'IFE est exécuté efficacement. En raison du budget limité, les activités sont très modestes et efficaces. Un examen approfondi de l'efficience exigerait des données plus détaillées sur les coûts que celles actuellement disponibles.

À la lumière de l’examen des données sur le rendement et des perceptions des intervenants clés et des clientes, les organismes de l’IFE font preuve d’efficience dans la prestation des programmes et services destinés aux entrepreneures. Le Ministère examine les rapports annuels pour vérifier si les résultats des organismes sont conformes aux attentes, et s’ils respectent les normes minimales de rendement. Si un organisme n’atteint pas les normes minimales de rendement une année donnée, le Ministère fait un suivi pour établir les causes et déterminer les mesures à prendre. Les normes minimales de rendement ont presque toujours été respectées durant la période à l’étude. En fait, un seul organisme n’est pas parvenu une année à atteindre l’objectif fixé au regard des prêts. Selon les extrants des organismes, dont les tableaux 4.1 et 4.2 font la synthèse, les régions ont largement réussi à maintenir leurs niveaux de services et de prêts au fil du temps. En ce qui concerne l’efficience du Ministère, au plus un équivalent temps plein a appuyé les quatre organismes de l’IFE, lesquels ont reçu au total 3 900 000 $ en guise de financement chaque année.

Pour chaque prêt de 10 737 $, l’Initiative appuie un emploi, ou 5,3 emplois par prêt.

Les tableaux 4.1 et 4.2 présentent brièvement les services fournis (extrants) et les prêts accordés (indicateurs de rendement) par les organismes de l'IFE grâce au financement annuel de 3 900 000 $. Entre 2008–2012 :

  • les organismes de l'IFE ont dispensé, en moyenne, 5 983 services de conseils aux entreprises, 38 501 services d'information et approuvé 114 prêts. Il faudrait disposer de données plus détaillées sur les coûts pour déterminer le coût exact de la prestation des prêts et des services.
     
  • les prêts accordés ont totalisé 25 593 466 $. La valeur moyenne d’un prêt approuvé variait entre 48 916 $ (Colombie–Britannique) et 60 109 $ (Alberta), et se chiffrait à 56 497 $ en moyenne pour l’ensemble des quatre organismes.
     
  • 453 prêts (valeur totale de 25,6 millions de dollars) ont permis de créer 2 384 emplois, ce qui représente un emploi par tranche de 10 737 $ de prêt et 5,3 emplois par prêt. Le programme se compare avantageusement au Programme de financement des petites entreprises du Canada, par lequel chaque prêt a créé 2,5 emplois31 . De plus, il se compare favorablement au Programme de développement des collectivités du Ministère, qui a créé en moyenne un emploi pour chaque tranche de 13 688 $ prêtés, et 3,6 emplois par prêt au cours des cinq derniers exercices (2008–2012)32.

Retourner au haut de la pageHaut de la page

Rapport coût efficacité

Les clientes des services autres que les prêts estiment en moyenne à 66 % la probabilité que leur entreprise eût pu être développée autant en l’absence du programme. La probabilité moyenne est de 34 % dans le cas des clientes des services de prêts. Sur une base cumulative, les clientes ont répondu que leurs revenus auraient été de 44 % inférieurs si elles n’avaient pas reçu le soutien du programme. Les coûts pour le Ministère sont peu élevés : un équivalent temps plein représente une très petite proportion du financement annuel accordé.

Chaque dollar consenti en prêt a généré 1,03 $ de fonds non ministériels

Entre avril 2008 et avril 2012, les organismes de l’IFE ont déclaré avoir pu obtenir, au moment du prêt, 26,5 millions de dollars auprès de sources de financement autres que le Ministère. La somme totale accordée sous forme de prêts dans le cadre de l’IFE s’élève à 25,6 millions de dollars. Ainsi, pour chaque dollar prêté par les organismes de l’IFE, 1,03 $ a été accordé par d’autres sources que le Ministère au moment du prêt, ce qui est plus élevé que dans le cas de l’Initiative Femmes en affaires de l’APECA, par exemple (effet de levier de 0,39 $).33

Les clientes peuvent obtenir du financement additionnel au fil du temps. D’après les clientes des services de prêts sondées, les prêts reçus (valeur moyenne de 61 378 $) représentent environ 26 % de l’investissement total moyen dans ces entreprises (239 685 $), ce qui signifie que pour chaque dollar prêté par les organismes de l’IFE, 2,90 $ ont été investis par d’autres sources. Selon les niveaux de revenus déclarés, le revenu moyen correspond à 2,97 $ pour chaque dollar investi dans l’entreprise, ou à 11,60 $ pour chaque dollar reçu sous forme de prêt dans le cadre de l’IFE.

Pratiques exemplaires, leçons tirées et améliorations possibles

L’IFE est reconnue comme étant une « pratique exemplaire » en ce sens qu’il s’agit d’un guichet unique de services de soutien pour les entrepreneures et que le modèle de fonctionnement est rentable et fondé sur des données de recherche34. Parmi les cinq leçons qui figurent ci-après, les quatre premières figurent dans Pratiques exemplaires pour les femmes chefs d’entreprise au Canada.

1) Les programmes de soutien sont souvent mieux gérés par d'autres femmes chefs d'entreprise.

Dans le rapport, on dit que les organismes de l’IFE [traduction] « ciblent des entrepreneures et sont gérés par d’autres entrepreneures, et que le rapport coût-efficacité des services offerts est très élevé étant donné qu’il s’agit d’organismes à but non lucratif. Ces deux facteurs ont contribué à la réussite globale des organismes de l’IFE»

Les auteurs du rapport affirment que l'IFE [TRADUCTION] « a connu tellement de succès dans l'Ouest canadien que les entrepreneures du reste du Canada ont demandé au gouvernement fédéral de mettre en place, dans les autres provinces, des programmes suivant un modèle similaire, c. à d. un modèle qui prend appui sur les ressources et les programmes existants et qui permet d'adapter les services aux besoins particuliers des collectivités » . L'importance des programmes fondés sur la recherche qui offrent des services adaptés aux besoins des femmes chefs d'entreprise a aussi été reconnue dans la plupart des études réalisées à l'étranger.

2) Il faut utiliser les ressources existantes et donner aux organismes la souplesse nécessaire pour adapter les services aux besoins propres à leur région.

Les auteurs du rapport affirment que l’IFE [traduction] « a connu tellement de succès dans l’Ouest canadien que les entrepreneures du reste du Canada ont demandé au gouvernement fédéral de mettre en place, dans les autres provinces, des programmes suivant un modèle similaire, c.–à–d. un modèle qui prend appui sur les ressources et les programmes existants et qui permet d’adapter les services aux besoins particuliers des collectivités »35. L'importance des programmes fondés sur la recherche qui offrent des services adaptés aux besoins des femmes chefs d'entreprise a aussi été reconnue dans la plupart des études réalisées à l'étranger.

Les intervenants clés consultés aux fins de la présente évaluation ont proposé des améliorations à l'IFE liées à la recherche. En voici deux :

  • Effectuer des travaux de recherche dans le but de mieux comprendre les marchés desservis. Les organismes de l'IFE en Saskatchewan et au Manitoba collaborent avec le milieu universitaire pour tirer meilleur profit de la recherche et diffuser l'information concernant l'évolution des besoins, des marchés, des tendances et des ressources pour la clientèle.
     
  • Établir les priorités en ce qui concerne les services adaptés aux besoins régionaux. Les clientes des organismes de l'IFE dans les différentes régions n'ont pas toutes les mêmes besoins, les mêmes capacités et les mêmes marchés cibles. Les organismes devraient s'assurer que leurs services répondent aux besoins de la clientèle et que le financement est réparti de façon à ce que les services requis puissent être offerts. Par exemple, au Manitoba, l'entrepreneuriat chez les femmes autochtones connaît une forte croissance. En Alberta, où l'économie est vigoureuse, de nombreuses entreprises prospères et bien établies souhaitent élargir leurs activités à l'échelle nationale ou internationale. Le niveau de participation régionale à l'initiative WEConnect peut refléter ces différences dans les besoins ou l'intérêt à l'égard des diverses mesures de soutien proposées par l'IFE (p. ex. la participation au programme était beaucoup plus grande en Alberta et en Colombie Britannique qu'en Saskatchewan et au Manitoba).

Les clientes ont aussi fait quelques propositions à l’égard des services. Les services pourraient faire l’objet d’une plus grande promotion afin d’accroître la diversité des entreprises clientes et de rejoindre les segments mal desservis du groupe cible (p. ex. les femmes plus jeunes, les femmes autochtones). De plus, il faudrait veiller à ce que les services soient adaptés aux besoins de toutes les entrepreneures ayant besoin d’aide, p. ex. en embauchant plus de conseillers en affaires chevronnés qui peuvent travailler avec les entreprises en croissance et les entreprises axées sur le commerce international, tout en maintenant à un bas niveau les frais d’inscription aux séminaires et aux activités de formation pour que les entreprises en démarrage puissent y participer. Les clientes de WEConnect croient que leurs attentes pourraient être mieux gérées : obtenir une certification ou participer aux conférences et établir des premiers contacts n’entraîneront pas forcément une augmentation des ventes à l’exportation. Les entreprises doivent poursuivre leurs démarches, faire un suivi auprès des personnes&nressources et créer de nouveaux liens. Les organismes de l’IFE peuvent demeurer en communication avec les participantes à l’initiative WEConnect et les informer des occasions de réseautage dans leur secteur d’activité.

Les participants aux discussions en groupe ont réitéré l’importance de la recherche pour cerner les besoins et les lacunes en matière de services, lesquels peuvent varier selon la région ou le type de collectivité (p. ex. urbaine ou rurale). Ils ont également évoqué la nécessité d’augmenter le soutien financier aux entreprises plus risquées en Colombie–Britannique. En revanche, en Alberta, l’organisme mettant en œuvre l’IFE tente de délaisser les programmes de prêts et de miser sur la croissance, l’expansion et l’établissement de liens entre les entreprises et les marchés. Certains services peuvent être plus utiles aux entrepreneures en milieu rural (plus d’entreprises en démarrage, besoin accru de formation, etc.) qu’à leurs homologues en milieu urbain. Selon les participants du Manitoba et de la Saskatchewan, il est grandement nécessaire de promouvoir les programmes et les services destinés aux femmes, en particulier ceux offerts en milieu rural. Le contexte dans lequel s’inscrit le programme a changé (de nouveaux réseaux et organismes de soutien pour les femmes ont vu le jour, les demandes de financement présentées par des femmes sont maintenant plus souvent approuvées par les autres sources de financement, les femmes sont plus instruites, le nombre d’immigrantes se lançant en affaires a augmenté dans certaines régions, etc.). Il faudrait donc, étant donné les ressources limitées du programme, cerner les lacunes en matière de services et adapter le programme en conséquence. Grâce aux travaux de recherche, on peut mieux comprendre la situation des entrepreneures, notamment le type d’entreprises qu’elles veulent démarrer ou faire croître, les objectifs poursuivis en créant l’entreprise (p. ex. dans le cas des entrepreneures immigrantes et des entrepreneures en milieu rural), la situation de l’entreprise, ainsi que le financement et les autres mesures de soutien disponibles.

3) Les entrepreneures préfèrent les services de soutien mis en place et fournis par d'autres entrepreneures.

Les publications sur la scène internationale signalent que la préférence des entrepreneures pour des services de soutien mis en place par d’autres entrepreneures constitue un moyen d’optimiser la pertinence des programmes et de fournir des modèles à suivre.36

4) L'exécution efficace des initiatives entreprises conjointement par le secteur public et le secteur sans but lucratif exige un financement de base durable.

Pratiques exemplaires pour les femmes chefs d’entreprise au Canada fait ressortir l’importance d’un appui durable, aussi désigné comme une pratique exemplaire dans les publications internationales.

Les intervenants clés consultés aux fins de la présente évaluation ont fait les propositions suivantes en vue d'améliorer le volet du programme ayant trait au financement:

  • Conclure des ententes à plus long terme avec les organismes de l'IFE pour favoriser une meilleure planification. Six intervenants clés (dont quatre membres du personnel affecté à l'IFE) ont indiqué que la durée des ententes contractuelles entre le Ministère et les organismes mettant en œuvre l'IFE est passée de cinq ans à un an seulement, ce qui a eu un effet sur la planification et la viabilité des services offerts par les organismes de l'IFE.
     
  • Veiller à la souplesse du financement au titre de l’exploitation pour permettre la réaffectation des ressources. Cinq intervenants clés (dont trois membres du personnel affecté à l’IFE) ont signalé que si les organismes avaient une plus grande marge de manoeuvre à l’égard des budgets de fonctionnement, ils pourraient adapter les services aux priorités régionales.
     
  • Accroître les contributions. Sept intervenants clés (dont quatre membres du personnel affecté à l'IFE) ont fait remarquer que des ressources additionnelles sont requises (le financement provenant du Ministère n'a pas augmenté depuis 2005) pour maintenir les emplois et les services, offrir plus de programmes et mettre la technologie à niveau.

Les clientes ont proposé des améliorations à l'égard de l'accès aux services et au financement. Elles ont proposé des moyens pour rendre les services moins rigides : relever le plafond du montant des prêts accordés, assouplir les exigences pour les demandes de prêts, offrir plus de services en ligne ou améliorer autrement l'accessibilité des services (c. à d. offrir de la formation et des séminaires à différents moments et à divers endroits).

Selon les participants aux discussions en groupe, les organismes de l'IFE sont plus réticents qu'avant à accorder des prêts aux entreprises présentant un risque élevé. Les processus d'approbation des prêts des organismes de l'IFE sont perçus comme étant très semblables à ceux des autres prêteurs, ce qui crée un déficit de financement pour les entrepreneures qui ne peuvent obtenir de prêts d'autres sources. En ce qui concerne le financement de base, les participants aux discussions en groupe estiment qu'il pourrait être moins rigide. Il y a encore des besoins en matière de financement, d'éducation, de formation et d'autres services essentiels, et l'intensité de ces besoins varie au sein des différentes régions; toutefois, les contextes économiques variés, le nombre accru d'organismes et de services, les types d'entreprises appartenant à des femmes et le financement limité à la disposition des organismes de l'IFE pourraient forcer ces derniers à cibler leurs services pour mieux répondre aux besoins des entrepreneures. Une plus grande marge de manœuvre à l'égard du budget de fonctionnement (modifier les mesures du rendement associées au financement de Diversification de l'économie de l'Ouest Canada) aidera les organismes à orienter le financement vers les activités qui correspondent le mieux aux besoins régionaux.

5) La bonne gestion des organismes et l'établissement de liens et de partenariats avec d'autres programmes et services créent des possibilités et réduisent les chevauchements.

Les intervenants clés ont proposé les améliorations suivantes en ce qui concerne les efforts de collaboration et les partenariats :

  • Intensifier les efforts pour obtenir du financement d'autres ministères ou d'autres bailleurs de fonds potentiels. Certains intervenants clés ont recommandé que les organismes de l'IFE présentent des demandes de financement à d'autres ministères (p. ex. Condition féminine Canada).
     
  • Établir des alliances avec d'autres organismes pour mettre en commun les ressources et élargir la portée des services, en particulier dans les régions rurales et éloignées où la portée de l'IFE est très faible.

Les participants aux discussions en groupe ont aussi insisté sur l'importance de collaborer avec d'autres organismes offrant des services semblables en vue de créer des occasions de tirer parti des ressources et d'atteindre les groupes mal desservis. Selon les participants, une approche intégrée d'aide continue est la stratégie la plus efficace pour maximiser les retombées des services. Aider les clientes à élaborer leur concept et leur plan d'affaires, leur accorder un prêt et leur offrir des services connexes (formation, réseautage, etc.) est perçu comme le moyen le plus efficace d'aider les femmes à atteindre leurs objectifs. Cette approche contribue également à renforcer la capacité des collectivités de prendre de l'expansion et de percer de nouveaux marchés. Pour tirer parti des ressources et améliorer l'offre de services dans les collectivités rurales, les organismes de l'IFE devraient intensifier leurs efforts de collaboration, miser sur les références et mieux coordonner les programmes pour éviter les chevauchements et veiller à ce que les services soient accessibles à l'ensemble des femmes.

En ce qui concerne l'obtention de fonds d'autres sources, les participants aux groupes de discussion ont dit que le Ministère est généralement l'unique bailleur de fonds pour tous les services, ce qui limite la marge de manœuvre dans la prestation des programmes et des services. Au Manitoba, on a tenté d'obtenir du financement d'autres sources, notamment d'autres ministères du gouvernement fédéral (Condition féminine Canada) et du secteur privé (frais facturés pour les services). Dans d'autres régions, on a tiré parti des ressources en établissant des partenariats avec d'autres organismes fournissant des services similaires en vue d'offrir de la formation, des séminaires et d'autres services. Toutefois, les efforts de concertation pour obtenir du financement d'autres sources (industries, autres ministères du gouvernement fédéral) ont été minimes. Le Ministère octroie du financement aux organismes de l'IFE au titre de l'exploitation et des services de base. Le financement de base du Ministère s'accompagne toutefois de certaines mesures du rendement (p. ex. nombre de clientes servies, nombre de prêts accordés, valeur des prêts accordés, etc.), ce qui restreint la marge de manœuvre sur le plan du financement, limite la capacité des organismes de mettre en place des programmes mieux adaptés aux besoins des entrepreneures et, du coup, pose des difficultés aux organismes. À titre d'exemple, comme la nécessité d'améliorer l'accès aux chaînes d'approvisionnement est grande en Alberta, la demande à l'égard de WEConnect était forte dans cette province, et les ressources pour promouvoir le projet étaient disponibles. Toutefois, l'organisme n'a pas pu poursuivre l'Initiative parce que le financement n'a pas été renouvelé et que les budgets de fonctionnement des organismes de l'IFE permettaient uniquement d'offrir les services de base. Trois intervenants clés (représentant DEO et d'autres sources d'aide) ont fait remarquer que les organismes de l'IFE devraient redoubler d'efforts en vue d'obtenir du financement d'autres ministères des gouvernements fédéral et provinciaux et du secteur privé. Les participants aux discussions de groupe ont indiqué la nécessité de collaborer avec les associations industrielles et les différents secteurs pour préciser le soutien que le secteur privé apporterait aux programmes destinés aux entrepreneures.

 


[31] Industrie Canada, Loi sur le financement des petites entreprises du Canada – Rapport annuel 2010 2011. Adresse : http://www.ic.gc.ca/eic/site/csbfp-pfpec.nsf/fra/la03089.html. Consulté le 21 septembre 2012.

[32] Remarque : Seuls les emplois créés après l’octroi d’un prêt sont pris en compte, afin de permettre une comparaison directe de l’IFE qui rend compte des emplois créés à l’issue d’activités de prêt. Les chiffres proviennent du rapport de DEO sur les résultats du Programme de développement des collectivités en 2012-2013.

[33] Agence de promotion économique du Canada atlantique, 2010. Évaluation de la sous-activité de programme Entrepreneurship et perfectionnement des compétences en affaires de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique. Cette évaluation porte sur plusieurs initiatives qui favorisent l’acquisition de compétences en affaires, dont l’Initiative pour les femmes entrepreneurs.

[34] Foundation of Canadian Women Entrepreneurs. Pratiques exemplaires pour les femmes chefs d’entreprise au Canada, mai 2004.

[35] Foundation of Canadian Women Entrepreneurs. Pratiques exemplaires pour les femmes chefs d’entreprise au Canada, mai 2004.

[36] Austrian Institute for Small Business Research, 2002. Good Practices in the Promotion of Female Entrepreneurship.