Diversification de l'économie de l'Ouest Canada
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Rendement : atteinte des résultats escomptés

Constatations générales

Les intervenants clés sont d’avis que l’IFE a atteint les résultats escomptés, ainsi qu’en témoigne le nombre croissant de femmes qui se lancent en affaires ou qui sont à la tête d’entreprises prospères dans l’Ouest canadien. Les organismes de l’IFE offrent un bon service et leur modèle de fonctionnement est reconnu à l’échelle internationale. Les initiatives mises en place récemment (WEConnect et le programme de mentorat Excelerator) sont perçues par le personnel et les membres des conseils d’administration des organismes de l’IFE comme contribuant fortement à la promotion du démarrage et de la croissance d’entreprises appartenant à des femmes et à l’amélioration de la compétitivité et de la productivité de ces entreprises. Dans la mesure où l’IFE aide les femmes à faire croître leur entreprise et à augmenter leurs revenus, elle favorise l’égalité économique entre les hommes et les femmes. Au total, 54 % des clientes ont dit avoir bénéficié de plus d’un type de services dans le cadre de l’IFE. Sur les 269 clientes ayant donné des précisions à ce sujet, 49 % ont reçu de l’information, 47 % ont participé à un programme de formation ou à un séminaire, 43 % ont reçu un prêt et 36 % ont pris part à des séances de consultation personnalisées. Les clientes ont mentionné une vaste gamme de résultats, dont la création d’une entreprise, l’amélioration des pratiques et la survie de l’entreprise. Une proportion de 69 % des 96 clientes des services de prêts qui ont répondu à la question sur la survie de l’entreprise ont indiqué que le financement avait permis à leur entreprise de survivre. La plupart des clientes des services autres que les prêts estiment que les services reçus ont joué un rôle important, mais pas essentiel, dans le démarrage ou la croissance de leur entreprise : elles estiment à 66 % la probabilité que leur entreprise eût pu être élargie autant sans l’aide du programme, et 14 % jugent que les services reçus ont eu très peu ou pas d’incidence sur le développement éventuel de leur entreprise. À long terme, depuis la création du programme en 1995 jusqu’en 2011, le nombre de femmes travaillant à leur propre compte a beaucoup varié d’une région à l’autre, mais il s’est accru de 27 % dans l’ensemble des provinces de l’Ouest canadien.18

Le taux de survie des entreprises clientes ayant obtenu un prêt est élevé. Au moment où les clientes ont fait appel à l’IFE la première fois, 32 % n’exploitaient pas d’entreprise, mais en ont démarré une par la suite, et 90 % de ces entreprises sont toujours en exploitation, tandis que 10 % ont cessé leurs activités. Parmi les 62 % de clientes qui exploitaient déjà une entreprise au moment où elles ont fait appel à l’IFE pour la première fois, 92 % poursuivent leurs activités encore aujourd’hui, tandis que 8 % ont cessé leurs activités depuis. La plupart des entreprises sondées qui sont en exploitation à l’heure actuelle existent depuis quatre ans ou moins et comptent quatre employés ou moins. Les clientes des services de prêts sont relativement plus nombreuses que les clientes des autres types de services à générer des revenus annuels supérieurs à 250 000 $ et à tirer des revenus des ventes à l’exportation.

Le taux de survie des entreprises clientes ayant obtenu un prêt est élevé. Au moment où les clientes ont fait appel à l’IFE la première fois, 32 % n’exploitaient pas d’entreprise, mais en ont démarré une par la suite, et 90 % de ces entreprises sont toujours en exploitation, tandis que 10 % ont cessé leurs activités. Parmi les 62 % de clientes qui exploitaient déjà une entreprise au moment où elles ont fait appel à l’IFE pour la première fois, 92 % poursuivent leurs activités encore aujourd’hui, tandis que 8 % ont cessé leurs activités depuis. La plupart des entreprises sondées qui sont en exploitation à l’heure actuelle existent depuis quatre ans ou moins et comptent quatre employés ou moins. Les clientes des services de prêts sont relativement plus nombreuses que les clientes des autres types de services à générer des revenus annuels supérieurs à 250 000 $ et à tirer des revenus des ventes à l’exportation.

Selon les intervenants clés, l’IFE a eu des résultats positifs inattendus, comme une meilleure connaissance et une meilleure compréhension des besoins des entrepreneures et des obstacles auxquels elles se heurtent. En ce qui concerne les résultats négatifs, les intervenants ont fait mention d’une certaine concurrence avec d’autres fournisseurs de services et de la perception que les femmes ont besoin d’un traitement particulier, ce qui les isole du reste du monde des affaires.

Voici les facteurs propres au programme qui ont contribué au succès de l’IFE : personnel compétent et dévoué, crédibilité des organismes mettant en œuvre l’IFE, approche des organismes à l’égard de la conception et de la prestation des services, soutien du Ministère, objectifs et structures de gouvernance bien définis. Les clientes apprécient les mesures de soutien faciles d’accès, l’excellent site Web et la variété des services offerts (information, mentorat, formation). Les facteurs qui nuisent à l’atteinte des résultats escomptés sont les ressources limitées, les ententes à court terme avec le Ministère et le bas niveau du financement de contrepartie. Parmi les facteurs négatifs mentionnés par les clientes, notons l’absence de services dans certaines collectivités, le manque de souplesse des services, en particulier les conditions de prêt, l’expertise limitée du personnel et la compréhension restreinte de certains types d’entreprises et de certaines industries. Les facteurs externes les plus souvent cités qui ont influé sur le succès de l’IFE sont l’état général de l’économie, les changements dans les priorités du gouvernement et la reconnaissance publique de la nécessité et de la valeur des services.

Mesure du rendement

Organismes mettant en oeuvre l'Initiative pour les femmes entrepreneurs

Chaque bureau ministériel régional administre sa propre entente de contribution avec l'organisme mettant en œuvre l'IFE dans la région. Les organismes définissent leurs propres cibles de rendement dans leur plan de fonctionnement annuel. De plus, ils doivent respecter des normes minimales de rendement en ce qui concerne les aspects suivants : services de conseils, services d'information, nombre de séances de formation, nombre de clientes ayant reçu une formation, nombre de prêts approuvés et valeur des prêts approuvés. Les cibles pour ces indicateurs varient selon l'organisme. Le Ministère ne fixe pas de normes minimales de rendement pour ce qui est de la création d'entreprises et de la création d'emplois parce qu'il s'agit de résultats du programme plutôt que d'activités pour lesquelles les organismes sont payés. Le Ministère examine les rapports annuels pour vérifier si les résultats des organismes sont conformes aux attentes et s'ils respectent les normes minimales de rendement. Si un organisme n'atteint pas les normes minimales de rendement une année donnée, le Ministère fera un suivi pour établir les causes et déterminer les mesures à prendre. Les rapports annuels révèlent que les organismes ont presque toujours respecté les normes minimales de rendement entre avril 2008 et avril 2012. En fait, un seul organisme n'est pas parvenu une année à atteindre l'objectif fixé au regard des prêts.

Les organismes de l’IFE ont également reçu du financement d’appoint qui leur a permis d’entreprendre quatre projets qui ne s’inscrivaient pas dans leurs activités habituelles. L’examen de ces quatre projets (voir plus bas) a confirmé qu’ils n’entraient pas dans le cadre des activités régulières des organismes (services aux entreprises, perfectionnement des compétences et élargissement du réseau, accès au capital) et donc, qu’ils n’étaient pas couverts par le financement de base au titre de l’exploitation.

  • Trois projets sont maintenant terminés. Au total, le Ministère a accordé 156 550 $ pour financer ces projets. L’indicateur de rendement est la « satisfaction de la clientèle », et les trois projets ont obtenu une note supérieure à 93 % à ce titre. Selon les rapports finaux, dans les trois cas, le budget a été dépassé et certaines choses auraient pu être améliorées; toutefois, les résultats globaux sont conformes aux attentes. Deux des projets ont reçu du financement d’autres sources que le Ministère, et des demandes de financement de l’ordre de 25 % et de 46 % ont été présentées au Ministère. Ces projets auraient tout de même vu le jour sans l’aide du Ministère, mais la portée aurait été moindre dans l’un des cas. Le troisième projet n’aurait pas pu être entrepris sans l’aide du Ministère.
     
  • Un projet était toujours en cours au moment de la présente évaluation. Le projet concernant l’accès aux chaînes d’approvisionnement se rapporte à la sous-activité « Développement des marchés et du commerce ». Le résultat escompté est une présence accrue sur les marchés internationaux, et son indicateur de rendement est le « nombre d’entreprises participant à des initiatives de développement des exportations et des marchés ». Ce projet n’aurait pas pu voir le jour sans l’aide financière du Ministère. Il ne relève pas de la même sous-activité que l’IFE et vient combler une lacune sur le plan des services en donnant aux entrepreneures de l’Ouest canadien l’accès aux grandes chaînes d’approvisionnement nationales et internationales auparavant inaccessibles.

Extrants des organismes mettant en œuvre l'Initiative pour les femmes entrepreneurs

Les organismes de l’IFE consignent les services fournis et les prêts accordés dans une base de données créée à l’aide du logiciel The Exceptional Assistant (TEA)19. Diversification de l’économie de l’Ouest Canada (DEO) peut accéder à l’information contenue dans cette base de données grâce à un outil spécial, l’outil de mesure du rendement de DEO, qui fait une analyse sommaire de deux éléments : 1) indicateurs de rendement : intrants, extrants et résultats; 2) indicateurs trimestriels des fonds d’investissement : nombre de prêts accordés et valeur des prêts approuvés, actif du fonds de prêts, encaisse et encaisse nette. L’analyse ci-dessous combine les données des rapports trimestriels disponibles au moment de l’examen des dossiers en juin 2012 (données de quatre exercices, soit du 1eravril 2008 au 31 mars 2012). Les organismes de l’IFE ont fourni des données additionnelles sur les montants, l’état et l’objet (démarrage ou expansion) des prêts, ainsi que les dates (prêt initial et échéance).

Les tableaux 4.1 et 4.2 font la synthèse des principaux indicateurs de rendement au titre des services et des prêts, d’après les données des rapports trimestriels. On a calculé les moyennes pour les quatre exercices visés par l’étude, puis on les a comparées aux moyennes correspondantes pour les cinq exercices précédents (d’avril 2003 à mars 2008), selon les résultats de l’évaluation des répercussions de l’Initiative pour les femmes entrepreneurs (2008)20. Le tableau 4.1 renferme tous les indicateurs des extrants de l'IFE pour les services qui figurent dans la stratégie de mesure du rendement du programme, sauf un. Un des indicateurs – le nombre de visites sur le site Web – était incomplet pour la période de 2003 à 2008; par conséquent, seules les données de 2008 à 2012 sont indiquées dans le tableau. Le tableau 4.1 fait état de différences régionales considérables, mais aucune tendance régionale constante ne ressort au chapitre des services fournis. Si on combine toutes les régions, c'est le nombre moyen de services d'information qui a accusé le plus grand recul, en baisse de 67 % par rapport au niveau de 2003 à 2008.

Tableau 4.1 – Extrants de l'Initiative pour les femmes entrepreneurs : services fournis, selon la région, d'avril 2003 à mars 2012
Région  Exercices  Nombre annuel moyen de services de conseils aux entreprises Nombre annuel moyen de séances de formation offertes Nombre annuel moyen de clientes ayant reçu une formation Nombre annuel moyen de services d'information Nombre annuel moyen de visites sur le site Web
Colombie-Britannique 2003–2008 1 942 77 1 785 8 089 -
2008–2012 4 352* 63 966 4 493 269 000
Alberta 2003–2008 1 810 103 1 022 18 671 -
2008–2012 1 293 41* 820 2 301* 27 000
Saskatchewan 2003–2008 1 501 97 754 2 171 -
2008–2012 1 715 198* 1 286* 2 190 82 000
Manitoba 2003–2008 730 74 779 9 563 -
2008–2012 1 244* 135* 1 424* 3 720* 27 000
Total 2003–2008 5 983 351 4 340 38 501 -
2008–2012 8 603 436 4 496 12 703* sans objet**

* L'astérisque indique une variation de plus de 50 % en 2008-2012 par rapport à 2003-2008.

** La moyenne a été omise parce qu'elle est faussée par le nombre très élevé en Colombie Britannique.

Le tableau 4.2 fait état des principaux extrants (nombre de prêts approuvés) et résultats de l’IFE au titre des prêts mentionnés dans la stratégie de mesure du rendement du programme. Si on combine toutes les régions, le montant moyen provenant d’autres sources s’est accru de 60 % entre 2003–2008 et 2008–2012 (tableau 4.2)

Tableau 4.2 – Indicateurs de rendement de l'Initiative pour les femmes entrepreneurs : prêts accordés, selon la région, d'avril 2003 à mars 2012
Région  Exercices  Nombre annuel moyen de prêts approuvés Valeur annuelle moyenne totale des prêts approuvés (en milliers) Montant annuel moyen provenant d'autres sources (en milliers) Nombre annuel moyen d'emplois créés Nombre annuel moyen de prêts aux entreprises
Nouvelles Existantes
Colombie-Britannique 2003–2008 21 1 044 $ 1 002 $ 96 12 9
2008–2012 27 1 308 $ 1 828* $ 123 13 14
Alberta 2003–2008 25 868 $ 904 $ 85 16 9
2008–2012 23 1 382* $ 1 348 $ 99 10 13
Saskatchewan 2003–2008 40 1 724 $ 1 472 $ 139 21 19
2008–2012 39 2 292 $ 1 809 $ 239* 17 23
Manitoba 2003–2008 28 949 $ 760 $ 107 15 13
2008–2012 24 1 415 $ 1 628* $ 136 12 13
Total 2003–2008 114 4 588 $ 4 140 $ 427 63 50
2008–2012 113 6 398 $ 6 614* $ 596 50 63

* L'astérisque indique une variation de plus de 50 % en 2008–2012 par rapport à 2003–2008.

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Valeur des fonds de prêts et des prêts en cours

Même si le tableau 4.2 présente les données relatives à certains indicateurs des extrants de l'IFE au titre des prêts, la stratégie de mesure du rendement fait mention d'indicateurs additionnels. Voici ces indicateurs et les valeurs correspondantes pour la période 2008–2012 :

  • Valeur des fonds de prêts : La valeur totale des fonds de prêts s'élevait à 20,4 millions de dollars au 31 mars 2012.
  • Encaisse nette : Au 31 mars 2012, chaque région avait entre 1,2 million de dollars et 1,7 million de dollars disponibles après déduction des engagements de prêt.
  • Pourcentage de pertes sur prêts : Entre 0 % et 17 % par an par région.
  • Nombre de prêts radiés : Au total, 75 prêts ont été radiés entre 2008 et 2012, soit 24 en 2008–2009, 13 en 2009–2010, 18 en 2010–2011 et 20 en 2011–2012.
  • Dollars of Loans Written Off: A total of $2.2 million of loan funds was written off, which was approximately nine percent of the value of the loans approved between 2008–12.

Le montant des prêts accordés varie entre 2 000 $ et 150 000 $. Dans toutes les régions, la plupart des prêts étaient inférieurs à 50 000 $.

Résultats de l'Initiative pour les femmes entrepreneurs

Comme il est décrit ci-dessous, les résultats immédiats, intermédiaires et ultimes du programme cadrent avec les résultats escomptés du programme « Expansion des entreprises » et des sous programmes afférents de même qu'avec le résultat stratégique du Ministère.

Résultats immédiats

L'IFE contribue aux deux sous-programmes liés à l'expansion des entreprises :
i) amélioration de la productivité des entreprises; ii) accès au capital. Les résultats escomptés, les indicateurs de rendement et la méthode de mesure des indicateurs de rendement sont résumés ci dessous.

1. Amélioration de la productivité des entreprises

This sub-program pertains to the WEI Ce sous-programme se rapporte aux services offerts dans le cadre de l'IFE. Il vise à soutenir les entreprises, les fournisseurs de services aux entreprises, les industries et les organismes de recherche de l'Ouest canadien qui entreprennent des initiatives visant à accroître la productivité et la compétitivité des entreprises.

  • Résultat escompté : augmentation de la compétitivité et de la productivité des petites et moyennes entreprises.
  • Indicateurs de l'Architecture d'alignement des programmes : augmentation de la valeur des ventes, pourcentage de clientes satisfaites des services reçus, nombre d'emplois créés ou maintenus, et nombre d'entreprises créées, maintenues ou élargies.

Retombées

Une proportion de 35 % des clientes des services autres que les prêts estiment que les services reçus amélioreront la compétitivité de leur entreprise. Les données ci-dessous concernant les ventes, la création d’entreprises et la création d’emplois sont fondées sur un échantillon de 50 entreprises actuellement exploitées par des clientes des services autres que les prêts.

  • Ventes : Les revenus moyens projetés pour l’année en cours s’élèvent à 230 391 $. Il s’agit d’une hausse de 8 % par rapport à l’année précédente21.
  • Emplois : Les 50 entreprises comptaient au total 222 employés.
  • Entreprises créées, maintenues ou élargies : Sur les 50 entreprises de l’échantillon, 28 ont vu le jour pendant la période visée par l’étude : 5 existaient déjà depuis un an et les 23 autres existaient depuis deux, trois ou quatre ans.
  • Satisfaction de la clientèle : Environ 70 % des 145 clientes des services autres que les prêts étaient satisfaites des services reçus. Elles ont affirmé que les employés de l’organisme de l’IFE dans leur région avaient été très sensibles à leurs besoins, professionnels et d’un grand soutien. Les clientes étaient également satisfaites des occasions de réseautage ainsi que de la formation et des conseils d’affaires reçus. Les clientes moins satisfaites ont donné comme raison l’absence de communications et de suivi sérieux après la première visite, le niveau de soutien très limité, le manque d’expérience du personnel ou les frais supplémentaires à payer pour participer aux activités et aux séminaires.

Méthode de mesure

Les indicateurs se rapportant à ce sous-programme sont mesurés tous les cinq ans durant l’évaluation. Cette méthode a pour inconvénients que les indicateurs ne sont pas souvent mesurés et qu’ils sont fondés sur un échantillon. Certains des indicateurs, en particulier ceux correspondant aux objectifs primaires du programme, comme le nombre d’entreprises créées, maintenues ou élargies, devraient être mesurés de manière continue dans la base de données TEA. À l’heure actuelle, l’information contenue dans la base de données fait état des activités de prêt, car on suppose que les clientes des autres services vont ultérieurement contracter un prêt auprès de l’organisme. Les données recueillies dans le cadre de l’évaluation n’appuient pas cette hypothèse. En effet, 23 % des clientes des services de prêt ont bénéficié d’autres types de services avant de recevoir leur prêt, et on estime qu’environ une cliente sur 85 clientes ayant fait appel aux organismes de l’IFE pour une autre raison que le financement a par la suite demandé et reçu un prêt.

2. Accès au capital

Ce sous-programme se rapporte aux prêts accordés dans le cadre de l’IFE. Il vise à améliorer l’accès au capital de risque pour les entrepreneurs et les petites entreprises grâce à du financement et à des services offerts en collaboration avec d’autres organismes et associations fournissant des services aux entreprises.

  • Résultat escompté : augmentation des investissements dans des entreprises ciblées de l’Ouest canadien.
  • Indicateurs de l’Architecture d’alignement des programmes : augmentation de la valeur des ventes, nombre d’entreprises créées, maintenues ou élargies, nombre d’emplois créés ou maintenus, valeur du capital fourni et montant provenant d’autres sources.

Retombées

Les données ci-dessous concernant les ventes, la création d'entreprises et la création d'emplois sont fondées sur un échantillon de 74 entreprises actuellement exploitées par des clientes des services de prêts.

  • Ventes : Les revenus moyens projetés pour l’exercice en cours s’élèvent à 712 225 $, en hausse de 16 % par rapport à l’exercice précédent. Les clientes des services de prêts attribuent 44 % (311 898 $) de ce montant au programme22.
  • Entreprises créées, maintenues ou élargies : Sur les 74 entreprises de l’échantillon, 41 ont vu le jour pendant la période visée par l’étude : quatre existaient déjà depuis un an et les 37 autres existaient depuis deux, trois ou quatre ans.
  • Emplois : Les 74 entreprises comptaient au total 429 employés. Il y avait en moyenne un employé pour chaque tranche de 101 376 $ de revenus, et le salaire moyen était de 19 044 $. Par conséquent, les 311 898 $ de revenus attribuables au programme ont entraîné la création de 3,1 emplois en moyenne et ont généré en moyenne 53 324 $ en salaires.
  • La valeur des prêts approuvés, le montant du financement provenant d’autres sources, les emplois créés et le nombre de prêts consentis aux entreprises nouvelles et existantes ont été extraits de la base de données TEA. Le tableau 4.3 présente une synthèse de ces données.
Tableau 4.3 – Prêts : indicateurs choisis, selon la région, d'avril 2008 à mars 2012
Région Valeur totale des prêts approuvés (en milliers) Montant total provenant d'autres sources (en milliers) Nombre total d'emplois créés Nombre total de prêts aux entreprises
Nouvelles Existantes
Colombie-Britannique 5 233 $ 7 314 $ 493 50 57
Alberta 5 530 $ 5 394 $ 394 39 53
Saskatchewan 9 168 $ 7 236 $ 954 66 91
Manitoba 5 660 $ 6 512 $ 543 46 51
Total 25 591 $ 26 456 $ 2 384 201 252

Méthode de mesure

L’augmentation de la valeur des ventes est mesurée tous les cinq ans durant l’évaluation du programme. Le nombre d’entreprises créées, maintenues ou élargies est aussi mesuré durant l’évaluation du programme. Toutefois, on peut aussi le calculer d’après l’information contenue dans la base de données TEA. Il suffit d'additionner le nombre de prêts accordés à de nouvelles entreprises et le nombre de prêts accordés à des entreprises existantes. Tous les autres indicateurs font l'objet d'un suivi dans la base de données TEA et sont résumés dans le tableau 4.1.

Résultat intermédiaire

Dans le cadre du programme « Expansion des entreprises », DEO collabore avec les entreprises, les industries et les organismes de recherche de l’Ouest canadien pour lancer des initiatives visant à augmenter la productivité et la compétitivité des entreprises, à stimuler le commerce et à attirer les investissements ainsi qu’à aider les technologies, les services et les produits à valeur ajoutée de l’Ouest canadien à se tailler une place sur les marchés internationaux. Le programme vise aussi à améliorer l’accès au capital de risque et aux services pour les entrepreneurs et les petites entreprises grâce aux programmes et aux services offerts en collaboration avec d’autres organismes et associations fournissant des services aux entreprises.

  • Résultat escompté : prospérité des petites et moyennes entreprises contrôlées intégralement ou majoritairement par des femmes dans l’Ouest canadien et amélioration de la capacité de ces entreprises de demeurer concurrentielles sur les marchés internationaux.
  • Indicateurs du cadre de mesure du rendement : clientes ayant dit avoir amélioré leurs pratiques ou démarré une entreprise grâce au soutien du programme, et clientes ayant affirmé avoir augmenté leur capacité d’exportation grâce au soutien du programme.

Retombées

  • Pratiques : 54 % des clientes des services autres que les prêts et 43 % des clientes des services de prêts ont dit avoir amélioré leurs pratiques grâce à l’aide reçue dans le cadre du programme. Plus des deux tiers des clientes des services de prêts ont mentionné que l’aide obtenue avait permis à leur entreprise de survivre, et environ la moitié des clientes des services autres que les prêts ont affirmé que les services reçus les avaient encouragées à démarrer une entreprise et à améliorer leurs pratiques.
  • Capacité d’exportation : 16 % des clientes des services autres que les prêts et 18 % des clientes des services de prêts ont dit que l’aide reçue dans le cadre du programme leur avait permis d’accroître la capacité d’exportation de leur entreprise. Environ 20 % des entreprises ont fait mention de ventes à l’exportation. Les clientes des services autres que les prêts ont affirmé qu’environ 8 % de leurs revenus sont tirés des ventes à l’exportation. La proportion grimpe à près de 30 % dans le cas des clientes des services de prêts, quoique deux grandes entreprises qui dépendent presque exclusivement des marchés d’exportation influent considérablement sur cette statistique. Si on exclut ces deux entreprises, le pourcentage tombe sous la barre de 5 %.

Méthode de mesure

Les données permettant de mesurer les deux indicateurs sont recueillies dans le cadre du sondage auprès des clientes réalisé durant l'évaluation.

Résultats ultimes

Le résultat stratégique du Ministère consiste à développer et à diversifier l’économie de l’Ouest canadien. Voici les trois résultats ultimes de l’IFE extraits de son modèle logique.

i. Établissement et expansion d'entreprises contrôlées intégralement ou majoritairement par des femmes

D’après le cadre de mesure du rendement, ce résultat est évalué au moyen des données annuelles de Statistique Canada sur l’augmentation en pourcentage du nombre d’entreprises contrôlées en totalité ou en majorité par des femmes. Notre entretien avec un analyste de Statistique Canada a soulevé des questions au sujet de la disponibilité des données annuelles. Statistique Canada recueille ces données dans le cadre du Sondage sur le financement des petites et moyennes entreprises réalisé tous les trois ans. Les deux plus récents sondages ont été effectués en 2007 et en 2010, mais les données de 2007 avaient été publiées au moment de notre collecte à l’automne 2012. Industrie Canada23 estime le nombre de femmes chefs de petite entreprise d'après le nombre de travailleuses autonomes issu de l'Enquête sur la population active de Statistique Canada24; toutefois, cette approche ne pourrait pas fonctionner dans le cas de l'IFE parce que cette statistique sert à évaluer un autre résultat du programme, soit l' « augmentation du travail autonome et du démarrage d'entreprise ». Le fait que le même indicateur puisse mesurer les deux résultats porte à croire que ces résultats sont similaires et que l'un d'eux est redondant.

En l’absence d’indicateur, la documentation appuie le lien de cause à effet entre la prospérité et la compétitivité des entreprises appartenant à des femmes (résultat intermédiaire) et l’établissement et l’expansion d’entreprises contrôlées intégralement ou majoritairement par des femmes. Les travaux de recherche révèlent que les entreprises solides ont une probabilité plus forte de survivre et de prendre de l’expansion au fil du temps, et que l’IFE peut diminuer le taux de défaillance. Plus précisément, les travaux confirment que, par rapport au secteur du commerce de détail (taux de défaillance annuel d’environ 19,7 %) et au sous-secteur des services (taux de défaillance annuel de 15 % à 27 %) dans l’Ouest canadien, le taux de survie des entreprises appartenant aux clientes ayant reçu une formation dans le cadre de l’IFE pourrait être supérieur à la moyenne. En outre, [traduction] « le prêt de l’IFE a permis à l’entreprise d’éviter la défaillance dans 33 % des cas »25 Consistent with this research, this evaluation found eight percent of businesses had temporarily or permanently stopped operations and over two-thirds of loan clients reported that the assistance enabled their businesses to survive.

Les résultats de la présente évaluation vont dans le même sens : 8 % des entreprises avaient temporairement ou définitivement cessé leurs activités, et plus des deux tiers des clientes des services de prêts ont dit que l'aide reçue avait permis à leur entreprise de survivre.26

ii. Augmentation du travail autonome et du démarrage d'entreprise

D’après le cadre de mesure du rendement, ce résultat est évalué au moyen des données annuelles de Statistique Canada sur l’augmentation en pourcentage du nombre de travailleuses autonomes. Selon les données de l’Enquête sur la population active de Statistique Canada couvrant la période 2008–2011, le nombre de travailleuses autonomes s’est accru de 5 % dans l’ensemble du Canada, de 3 % au Manitoba, de 7 % en Colombie-Britannique, de 9 % en Saskatchewan et de 10 % en Alberta. En comparaison, le nombre de travailleurs autonomes masculins est demeuré stable dans l’ensemble du Canada et en Saskatchewan, tandis qu’il a accusé une baisse de 3 % à 5 % dans les autres provinces de l’Ouest.

Depuis la mise sur pied du programme en 1995 jusqu’en 2011, le nombre de travailleuses autonomes a grimpé de 36 % au Canada et de 27 % dans les quatre provinces de l’Ouest : il a diminué de 10 % en Saskatchewan, mais il a crû de 3 % au Manitoba, de 22 % en Alberta et de 52 % en Colombie–Britannique. À titre de comparaison, le nombre de travailleurs autonomes masculins a augmenté de 24 % dans l’ensemble du Canada et de 21 % dans les quatre provinces de l’Ouest : il a progressé de 33 % en Colombie-Britannique, de 29 % en Alberta et de 3 % au Manitoba, mais il a régressé de 14 % en Saskatchewan.

iii. Plus grande égalité économique entre les hommes et les femmes

Selon le cadre de mesure du rendement, l'indicateur n'a pas encore été défini.

Les intervenants clés ont exprimé des opinions partagées au sujet de l’égalité des sexes en tant qu’objectif du programme. Certains croient que le programme favorise l’égalité économique entre les hommes et les femmes en aidant ces dernières à démarrer leur propre entreprise, en augmentant l’activité économique chez les femmes, en augmentant la visibilité des femmes chefs d’entreprise et, particulièrement, en les aidant à élargir leur entreprise et à faire croître leurs revenus. D’autres ont souligné qu’il ne s’agit pas d’un objectif du programme et que les inégalités systématiques sont trop complexes pour qu’un programme comme l’IFE puisse faire une différence. Au total, 29 % des clientes des services de prêts et 26 % des clientes des services autres que les prêts estiment que le programme contribue à remédier aux inégalités entre les hommes et les femmes.

Les intervenants clés ont soulevé une question importante : l'égalité économique entre les hommes et les femmes est-elle, ou devrait-elle être, un objectif du programme? L'égalité économique entre les sexes n'est pas clairement définie dans le contexte du programme, et on trouve plusieurs définitions différentes dans la documentation. À titre d'exemple, l'égalité économique entre les hommes et les femmes peut signifier un accès égal aux ressources et aux possibilités économiques, comme les prêts. À cet égard, des données canadiennes font état d'une certaine progression vers l'égalité : « il semble qu'il n'y ait guère d'écart dans l'accès au crédit entre les entreprises [contrôlées majoritairement par des femmes et les entreprises contrôlées majoritairement par des hommes] »27

Toutefois, un écart économique entre les sexes plus lourd et persistant découle des inégalités de revenus et de rendement. Les données révèlent que les femmes n’obtiennent pas le même niveau de réussite économique que les hommes : dans les entreprises ayant des intentions de croissance, le taux de croissance du revenu total était de 3,9 % dans le cas des entreprises à participation majoritairement féminine, contre 6,7 % pour les entreprises à participation majoritairement masculine (2004–2008)28. En ce qui concerne les nouvelles entreprises, trois ans après leur établissement, le revenu moyen des entreprises appartenant à des femmes (60 000 $) représentait environ la moitié du revenu moyen des entreprises appartenant à des hommes (120 000 $)29. Reasons for the economic inequities are unclear and maybe be related to several factors including motivation for self employment30.

 


[18] Statistique Canada. Enquête sur la population active (Tableau 282-0012) produite chaque année, de 2008 à 2011.

[19] Le logiciel The Exceptional Assistant, créé par CommonGoals Software, est un « système complet de gestion de clients, d’affaires, de projets et de prêts conçu spécialement pour les agences de crédit à la micro-entreprise, y compris les sociétés d'aide au développement des collectivités ». (http://www.commongoals.com/tix/fr/faq.cfm).

[20] Ference Weicker & Company Ltd. Impact Assessment of the Women Enterprise Initiative, 2008.

[21] Remarque : Les données les plus pertinentes portaient sur les revenus, et nous avons donc rendu compte des revenus plutôt que des vente.

[22] Remarque : Les données les plus pertinentes portaient sur les revenus, et nous avons donc rendu compte des revenus plutôt que des ventes.

[23] Industrie Canada. Principales statistiques relatives aux petites entreprises – Juillet 2012, consulté en ligne le 10 septembre 2012 à http://www.ic.gc.ca/eic/site/061.nsf/fra/02727.html#fnb10.

[24] Statistique Canada. Enquête sur la population active, estimations annuelles (tableau 282-0012), 2008-2011.

[25] Orser B., Riding AL. « Gender-based Small Business Programming: The Case of the Women’s Enterprise Initiative », Journal of Small Business and Enterpreneurship, vol. 19, no 2 (2006), p. 143-166.

[26] Groupe de travail canadien pour la croissance des entreprises appartenant à des femmes. Stratégies visant à appuyer le développement des entreprises appartenant à des femmes.

[27] Industrie Canada, Direction générale de la petite entreprise et du tourisme. Profils de financement des petites entreprises, octobre 2010.

[28] Industrie Canada. Profils de financement des petites entreprises, octobre 2010.

[29] Ewing Marion Kauffman Foundation. Overcoming the Gender Gap: Women Entrepreneurs as Economic Drivers, septembre 2011.

[30] Hughes, K. « Exploring Motivation and Success Among Canadian Women Entrepreneurs », Journal of Small Business and Entrepreneurship, vol. 19, no 2 (2006), p. 107-120.