Diversification de l'économie de l'Ouest Canada
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Rendement : Réalisation des résultats escomptés

Constatations générales

En général, la plupart des promoteurs interrogés estimaient que leurs projets avaient réussi à contribuer à au moins deux, et souvent à plusieurs résultats immédiats correspondant aux six sous-activités15. Bien qu’il soit trop tôt pour évaluer les résultats à plus long terme, les projets devraient contribuer à au moins deux, et souvent à plusieurs résultats intermédiaires16 Les projets soumis aux études de cas ont entraîné une vaste gamme d’incidences sur les collectivités, comme le perfectionnement de travailleurs spécialisés ou de chercheurs, des projets satellites, des exploitations agricoles améliorées, des processus industriels respectueux de l’environnement, une diversification de l’économie, une meilleure production minière, la pénétration de nouvelles technologies dans l’économie et l’amélioration de la qualité de vie des patients.

Les participants des groupes de discussion et les informateurs clés ont précisé que le financement ministériel était un facteur indispensable à la réussite des projets. L'appui de DEO permettait aux promoteurs d'entreprendre de nouvelles activités et de fournir de nouveaux services pour appuyer l'industrie. Les informateurs ont également noté le rôle essentiel des employés du Ministère pour aider les promoteurs à élaborer leurs propositions et à établir des collaborations. Un autre facteur mentionné dans les groupes de discussion concernait la souplesse des délais de présentation des demandes. En effet, les promoteurs pouvaient contacter DEO n'importe quand pour parler d'une idée susceptible de mener à une proposition et au financement d'un projet.

Les deux facteurs de réussite que les promoteurs ont précisés le plus souvent étaient : 1) l'accès au capital; et 2) l'accès au matériel pour le développement et les essais technologiques. Parmi les facteurs de réussite supplémentaires mentionnés dans les études de cas figuraient : les partenariats avec le Ministère, les collectivités, l'industrie, le gouvernement ainsi qu'une bonne gestion de projet, le travail d'équipe et la vision.

Des promoteurs se heurtent à des problèmes de flux de trésorerie et des projets ne sont pas viables à long terme.

Inversement, le plus grand obstacle à la réussite des promoteurs de toutes les régions et dans toutes les sous activités était l'insuffisance de capitaux ou de fonds de fonctionnement (40 %). Un facteur commun de réussite qui ressortait dans les études de cas était les fonds de fonctionnement continus : les projets visés par une étude de cas et ayant le mieux réussi étaient arrivés à établir des partenariats permanents et à trouver des fonds de fonctionnement alors que les autres n'y étaient pas arrivés. Les facteurs économiques comme la fluctuation du dollar et l'augmentation des coûts de construction/main d'œuvre ont également nui aux progrès de certains projets visés par une étude de cas. Un des deux autres obstacles examinés dans les groupes de discussion était l'obligation pour le promoteur de dépenser son budget annuel avant la fin de l'exercice financier (31 mars), ce qui entraînait souvent du travail, des coûts et des risques supplémentaires à cause du manque de temps entre l'approbation du projet et le 31 mars pour se procurer rapidement du matériel et d'autres ressources ultramodernes. Dans un cas par exemple, le promoteur a reçu son approbation en décembre et a dû dépenser le budget annuel en trois mois. Dans un autre cas, le promoteur a été pressé de commander et de recevoir du matériel avant la fin de l'exercice, qu'il a dû laisser en entreposage jusqu'à ce que l'installation soit construite, mais à ce moment là il y a eu des ennuis techniques avec le matériel. L'autre obstacle avait trait au flux de trésorerie : le Ministère rembourse les dépenses admissibles et il peut s'écouler plusieurs mois avant que le projet reçoive l'argent après la présentation d'une demande de remboursement. Ce processus diffère de celui de la plupart des organismes de financement qui fournissent un financement initial avec le rapprochement de fin d'année.

Mesure du rendement

Activité Innovation

Le Ministère suit les résultats de l'activité Innovation à l'aide des trois indicateurs de rendement suivants.

  1. Total des revenus des universités de l'Ouest canadien tirés de la commercialisation de la propriété intellectuelle. Cet indicateur suit une tendance constante à la baisse depuis 2006, chutant de 27-28 M$ (2003-2006) à 22,9 M$ (2007), puis à 16,5 M$ (2008). La cible de 28,1 M$ n’a jamais été atteinte. Le Rapport ministériel sur le rendement de 2010-2011 indiquait que ce déclin était peut-être attribuable à des pratiques divergentes de production de rapports dans les universités.
     
  2. Dépenses des entreprises en recherche développement exprimées en pourcentage du produit intérieur brut. Cet indicateur tournait autour de 0,5 %, un taux inchangé depuis 2004. La cible de 0,55 % a été « atteinte en grande partie ».
     
  3. Emploi en sciences naturelles et appliquées et dans les domaines connexes, exprimé en pourcentage de l'emploi total. La cible de cet indicateur était de 7 %, et l'état du rendement n'a pas pu être déterminé en raison de données non disponibles.

L'utilité et la qualité de ces trois indicateurs sont discutables parce qu'il y a un intervalle de trois ans avant que les données soient disponibles pour les deux premiers indicateurs et que le troisième se fonde sur les données du recensement quinquennal. L'absence de données opportunes sur ces trois indicateurs pourrait nuire à la capacité de DEO de suivre ses progrès. Il se peut que les rapports sur le premier indicateur ne soient pas fiables. L'apparente stabilité du deuxième indicateur porte à croire qu'il est insensible à l'incidence des activités du Ministère au fil du temps. En outre, une cible de 0,55 % pour les « dépenses des entreprises en recherche développement » semble quelque peu faible, étant donné la cible de 1 % fixée pour le Canada et pour ses concurrents sur la scène internationale.

Plusieurs employés de DEO ont fait remarquer que de nombreux projets d'innovation pouvaient aussi être considérés comme des projets d'expansion des entreprises au titre de l'activité Expansion des entreprises. Nous avons examiné les 242 indicateurs particuliers des 98 projets d'innovation achevés/presque achevés afin de déterminer combien étaient semblables aux indicateurs de rendement de l'expansion des entreprises. Par exemple, un indicateur propre à un projet d'innovation était « le nombre d'entreprises lancées », ce qui est comparable à l'indicateur de l'expansion des entreprises correspondant au « nombre d'entreprises créées ou maintenues ou élargies ». Au total, nous avons trouvé 15 (6 %) indicateurs propres à l'innovation qui pouvaient mesurer les extrants/résultats de l'expansion des entreprises, ce qui implique que le système de mesure du rendement ne tient pas compte de tout chevauchement important entre les deux activités.

Sous activités liées à l'innovation

Il existe 24 indicateurs de rendement (indicateurs normalisés) dans l'architecture des activités de programmes, qui correspondent aux six sous activités (tableau 4.1). Certains de ces indicateurs normalisés sont rarement utilisés, ce qui porte à croire qu'ils sont peut être inappropriés.

Outre ces 24 indicateurs normalisés, il y a 442 indicateurs particuliers pour les 202 projets. Une étude effectuée en 2009 à propos de deux sous-activités liées à l'innovation17 proposait que le Ministère : 1) réduise le chevauchement entre les sous activités en décidant quel genre de projet appartient à quelle sous activité; et 2) réduise le nombre d'indicateurs particuliers. Ces problèmes empêchent une évaluation exacte des résultats par sous activité et aboutissent à des erreurs de mesure parce que les indicateurs particuliers ne peuvent être regroupés pour évaluer les résultats et en faire rapport.

L'importance de ces facteurs nous a amenés à examiner les 242 indicateurs particuliers des 98 projets achevés/presque achevés pour conclure ce qui suit.

  • Chevauchement entre les sous-activités  : ce facteur a été évalué en estimant le nombre d’indicateurs particuliers pouvant mesurer un résultat d’une sous-activité différente. Conclusions : 136 (56 %) des 242 indicateurs particuliers pouvaient mesurer un résultat d’une sous-activité différente. Par exemple, 53 (65 %) des 82 indicateurs particuliers des projets liés à l’« Infrastructure du savoir » mesuraient des résultats correspondant à d’autres sous-activités. De plus, dans la cotation de la réussite de leur projet, tous les promoteurs disaient que leur projet avait très bien réussi à réaliser les résultats d’au moins deux sous-activités. Des informateurs clés ont également fait remarquer que les projets ne correspondaient pas parfaitement à une seule sous-activité, mais qu’ils chevauchaient plutôt plusieurs sous-activités, laissant ainsi aux employés le soin de décider quelle sous-activité utiliser, d’où une répartition incohérente entre les régions.
     
  • Trop d’indicateurs particuliers :ce facteur a été évalué en estimant le nombre d’indicateurs particuliers pouvant être remplacés par des indicateurs normalisés. Conclusions : des indicateurs normalisés auraient pu remplacer 31 (13 %) des 242 indicateurs particuliers. Par exemple, 11 indicateurs particuliers concernant le « Perfectionnement des compétences en technologie » mesuraient la formation et chevauchaient donc les indicateurs normalisés. Dans l’ensemble des sous-activités, 54 indicateurs particuliers mesuraient la formation et auraient pu être remplacés par des indicateurs normalisés.

Il semble donc que les problèmes liés à la mesure du rendement et cernés dans l'étude précédente continuent d'exister. L'impact de ces problèmes réside dans l'incapacité d'évaluer les résultats par sous activité et dans l'obscurcissement des répercussions des résultats de projets par le recours à des indicateurs particuliers. Des informateurs clés reconnaissaient que la réussite des projets n'était pas pleinement prise en compte et affirmaient que les indicateurs de rendement étaient principalement utilisés en tant que jalons pour suivre les progrès.

Tableau 4.1 Nombre de projets d'innovation approuvés par indicateur de rendement de l'architecture des activités de programmes et par sous activité, d'avril 2007 à juin 2011
Sous activité Nombre de
projets*
Adoption et commercialisation de la technologie Total de projets=70
Nombre de licences accordées 7
Nombre de brevets déposés/octroyés 9
Nombre de prototypes mis au point 31
Nombre de sociétés essaimées créées 7
Nombre de technologies adoptées 14
Nombre de technologies à commercialiser 21
Nombre de démonstrations technologiques 29
Capital de risque investi 5
Convergence des technologies Total de projets=24
Nombre de participants à des conférences financées 15
Nombre de partenariats/réseaux établis 10
Nombre de membres 7
Recherche et développement en technologie Total de projets=20
Nombre de démonstrations de la viabilité de la technologie 8
Nombre de produits ou processus désignés pour R-D plus poussée 8
Nombre de publications dans des revues scientifiques réputées 7
Nombre d'employés qualifiés 6
Nombre de brevets déposés/octroyés 4
Perfectionnement des compétences en technologie Total de projets=14
Nombre de personnes formées 10
Nombre de cours de formation 5
Innovation dans les collectivités Total de projets=17
Nombre d'individus avec des compétences améliorées 7
Nombre d'études 8
Investissement ($) dans l'infrastructure du savoir ou des installations technologiques 3
Infrastructure du savoir Total de projets=57
Nombre de mètres carrés destinés à la R-D et formation des compétences 15
Nombre de biens matériels 45
Valeur de la R-D entreprise dans la nouvelle installation ou utilisant du nouveau matériel financé au titre du projet 10
*La somme des totaux dépasse 202 parce que des projets avaient de multiples indicateurs

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Selon les rapports finaux des 98 projets terminés, 87 (89 %) ont répondu à leurs attentes en matière de rendement ou les ont dépassées. Des trois projets achevés et financés dans le cadre de l'Entente de partenariat de Winnipeg, deux ont répondu à leurs attentes ou les ont dépassées.

Le taux élevé de réussite nous incite à nous demander à quel point les projets sont vraiment novateurs. L'innovation est définie comme étant des « façons nouvelles ou meilleures de faire des choses ayant une valeur quelconque18 et est, en soi, une entreprise risquée, imprévisible et à long terme. On estime que 80 % des tentatives en innovation vont échouer et qu'un taux élevé de réussite implique un mode prudent de financement qui manque d'ambition19 Les données probantes nous amènent à tirer les deux conclusions suivantes :

  1. Le Ministère semble adopter un mode prudent de financement. Les participants des groupes de discussion estimaient que le Ministère a tendance à financer des projets axés sur l'infrastructure plutôt que sur les personnes/ressources parce que c'est moins risqué. Son approche à l'égard du financement est prudente en ce sens qu'il soumet chaque projet à une évaluation des risques à l'aide d'un outil d'examen des risques qui aboutit à une notation du risque qualifié de faible, moyen ou élevé pour chaque projet. Notre inspection des cotes de risque pour les projets d'innovation a révélé que seulement deux projets avaient obtenu une cote de risque élevé.
     
  2. Le mode de financement du Ministère vise le court terme. Le Ministère semble s'arranger pour que les projets réussissent à satisfaire à des critères prédéterminés à court terme. Presque tous les projets terminés satisfont à leurs attentes en matière de rendement ou les dépassent. La majorité des 11 projets et des quatre visés par une étude de cas, qui n'ont pas répondu à leurs attentes en matière de rendement, ne pouvaient pas encore être qualifiés d'échecs parce qu'ils avaient été retardés de manière légitime et qu'ils devaient tôt ou tard atteindre leurs objectifs. Les participants des groupes de discussion ont indiqué que DEO semble plus à l'aise de participer au cycle de l'innovation le plus tôt possible, même si les vrais défis se posent dans les étapes ultérieures et dans les tentatives de commercialisation des technologies.

Résultat escompté – Innovation : une économie dynamique axée sur le savoir

Description : faciliter la transition de l’Ouest vers une économie axée sur le savoir.

Littérature sur le rôle de l'innovation dans le renforcement d'une économie axée sur le savoir et la mise en place d'une économie régionale diversifiée et épanouie

La littérature tend à confirmer l'impact positif de l'innovation sur l'économie fondée sur le savoir : « C'est par le biais de l'innovation qu'un nouveau savoir est créé et diffusé, ce qui augmente le potentiel de l'économie à développer de nouveaux produits et des modes de fonctionnement plus productifs 20. » Le lien entre l'innovation et le développement économique est également bien établi, quoiqu'il [traduction] « en découle des avantages économiques seulement quand une technologie ou une technique est commercialisée et qu'elle peut être vendue pour produire des revenus ou appliquée pour accroître la productivité21. »

Données probantes indiquant que les programmes d'innovation renforcent l'économie axée sur le savoir et permettent la mise en place d'une économie diversifiée et épanouie dans l'Ouest canadien

Les projets financés par les programmes d'innovation de DEO s'harmonisent tous à l'une des six sous activités faisant partie de l'activité Innovation. Chaque sous activité contribue aux résultats finaux de l'activité Innovation, c'est-à-dire 1) une plus forte économie axée sur le savoir et 2) le développement et la diversification de l'économie de l'Ouest canadien. Les résultats escomptés et la répartition des 202 projets d'innovation sont résumés ci dessous :

  • Adoption et commercialisation de la technologie : 35 % des projets
     
    • Résultat prévu : Une augmentation du nombre de technologies mises au point dans des institutions de recherche et ayant un potentiel de commercialisation et une augmentation du nombre de technologies adoptées par des sociétés existantes.
       
    • Description : Financer de petites et moyennes entreprises afin d'accroître la commercialisation et l'adoption de technologies, produits, procédés et services.
  • Convergences des technologies : 12% des projets
     
    • Résultat prévu : Un plus grand nombre de liens et de synergies entre les membres du système d'innovation.
       
    • Description : Investir dans des réseaux, des associations d'industries et d'autres initiatives ou activités destinées à bâtir des liens et des synergies entre les intervenants du système d'innovation.
  • Recherche et développement en technologie : 10% des projets
     
    • Résultat prévu : Une recherche développement appliquée menant à des technologies ayant un potentiel de commercialisation.
       
    • Description : Financer la recherche-développement appliquée ayant le potentiel de conduire à un produit ou service commercial.
  • Perfectionnement des compétences en technologie : 7% des projets
     
    • Résultat prévu : Augmentation de la formation, des études et du perfectionnement des compétences de personnes hautement qualifiées (PHQ).
       
    • Description : Financer le perfectionnement de compétences spécialisées liées à la technologie et à la commercialisation par de la formation ciblée et des stages, augmentant ainsi le niveau de compétence des scientistes et leur aptitude à répondre aux besoins de l'industrie.
  • Innovation dans les collectivités : 8% des projets
     
    • Résultat prévu : Plus grande capacité technologique dans une collectivité.
       
    • Description : Financer la capacité d'innovation des collectivités de l'Ouest canadien, par des mesures en faveur d'études de planification, le perfectionnement des compétences dans des régions éloignées et nordiques et l'amélioration de l'infrastructure du savoir.
  • Infrastructure du savoir : 28% des projets
     
    • Résultat prévu : Augmentation des biens matériels pour la recherche et le développement ou la formation.
       
    • Description : Financer l'infrastructure du savoir comme du matériel de recherche ou des installations, qui sont essentiels pour la recherche développement ou la formation spécialisée.

Les résultats prévus susmentionnés sont les résultats immédiats à court terme. Les résultats intermédiaires incluaient : système d'innovation renforcé dans l'Ouest canadien; développement, adoption et commercialisation accrus de la technologie; développement plus poussé de grappes technologiques; formation suivie et incorporée; recherche communiquée et utilisée; innovation des entreprises de l'Ouest pour créer de la richesse. Les résultats à long terme incluaient : plus forte économie axée sur le savoir et développement et diversification de l'économie de l'Ouest canadien.

Les programmes ont entraîné un vaste éventail d'incidences à court terme

Pour l'activité Innovation dans son ensemble, les projets semblent renforcer l'économie axée sur le savoir par la création de nouveaux produits et services ainsi que de nouvelles informations et connaissances mises à la disposition de l'industrie. Les promoteurs estimaient que leurs projets avaient réussi à réaliser les résultats à court terme, la plus grande incidence étant sur la formation et le perfectionnement des compétences. L'incidence la moins grande (notation de 3,6 sur 5) était sur l'adoption de nouvelles technologies, c'est-à-dire le résultat associé à 35 % des projets et une priorité des programmes ministériels. La notation relativement plus faible pour ce résultat pourrait être attribuée au fait qu'il était trop tôt dans le cycle de vie du projet pour réaliser les résultats de la commercialisation. En fait, à moyen terme, les promoteurs s'attendent à ce que les projets contribuent sensiblement à plusieurs des résultats y compris à l'augmentation du développement, de l'adoption et de la commercialisation de la technologie.

Les personnes interrogées estimaient également en grande partie que les projets contribuaient à la diversification de l'économie de l'Ouest canadien. Certains affirmaient que leurs projets profiteraient à plusieurs secteurs : par exemple, des promoteurs travaillant dans les secteurs des technologies de l'information et des communications et de la génomique disaient que des progrès dans ces secteurs peuvent permettre des offres de nouveaux produits dans d'autres secteurs (en santé par exemple). D'autres projets cherchaient à diversifier un secteur en particulier : par exemple, permettre à l'industrie des produits forestiers de dépasser la production primaire pour aller vers des produits d'une plus grande valeur ajoutée. Quelques promoteurs ont indiqué qu'ils ne croyaient pas que leur projet aurait une incidence importante sur la diversification de l'économie parce qu'ils entreprenaient des projets dans des secteurs traditionnellement bien développés ou forts de l'Ouest canadien comme le secteur pétrolier et gazier, et le secteur agroalimentaire.

Des projets ont permis d'accroître les études, la formation, et les compétences de personnes hautement qualifiées soit par une formation officielle soit par un transfert non officiel de connaissances. Mais les groupes de discussion ont indiqué que : 1) la formation de personnes hautement qualifiées semble être davantage une priorité dans certaines régions que dans d'autres; et 2) de la confusion entoure la question de savoir si les lacunes visent la formation/compétences techniques ou les compétences en affaires ou un mélange des deux.

Incidences non voulues

Deux incidences positives non voulues ont été précisées. Mais aucune incidence négative non voulue ne l’a été de manière constante.

La première incidence non voulue était une coordination accrue entre les intervenants. Encore une fois, la plupart reconnaissaient que le Ministère agissait en tant que partie neutre et que les employés s'efforçaient d'être des agents de liaison ou de partenariat afin de cerner et de créer un plus grand nombre d'ententes de collaboration tôt dans le processus.

Deuxièmement, le soutien du Ministère augmentait la crédibilité de l'organisme, rehaussant ainsi son image nationale et internationale. Il en découlait d'autres bénéfices dérivés comme un investissement supplémentaire de la part d'autres bailleurs de fonds et une plus grande aptitude à attirer des personnes hautement qualifiées dans l'organisme.

Les personnes interrogées n'ont pu déterminer d'une manière constante aucune incidence négative non voulue. Mais un petit nombre d'entre elles ont affirmé que des organismes pourraient finir par se fier à l'aide financière du Ministère, et que ce serait très fâcheux si les priorités ministérielles venaient à changer.

 


[15] Les résultats immédiats incluaient : un plus grand nombre de technologies ayant un potentiel de commercialisation mises au point dans des établissements de recherche et un plus grand nombre de technologies adoptées par des entreprises existantes; plus de liens et de synergies entre les membres du système d'innovation; de la recherche développement appliquée menant à des technologies ayant un potentiel de commercialisation; augmentation de la formation, des études et du perfectionnement des compétences de personnes hautement qualifiées; augmentation de la capacité technologique d'une collectivité; accroissement des biens matériels pour la recherche développement ou la formation. Leur lien avec les sous activités est précisé à la section 4.1 : Sous activités liées à l'innovation.

[16] Les résultats intermédiaires incluaient : un système d'innovation renforcé dans l'Ouest canadien; développement, adoption et commercialisation accrus de la technologie; développement plus poussé de grappes technologiques; formation suivie et incorporée; recherche communiquée et utilisée; innovation des entreprises de l'Ouest pour créer de la richesse.

[17] Ference Weicker & Company, 2009,  Étude d’impact des sous-activités « Adoption et commercialisation des technologies » et « Infrastructure du savoir » de la composante « Innovation » du Programme de diversification de l’Ouest.

[18] Conseil des académies canadiennes, 2009. Innovation et stratégies d’entreprise : Pourquoi le Canada n’est pas à la hauteur ISBN 978-1-926558-14-1.

[19] Burt Perrin, 2001. How to – and How not to – Evaluate Innovation.

[20] OCDE, 2005, La mesure des activités scientifiques et technologiques : Principes directeurs proposés pour le recueil et l’interprétation des données sur l’innovation technologique : Manuel d’Oslo, troisième édition.

[21] Wendy H. Schacht, Industrial Competitiveness and Technological Advancement: debate Over Government Policy, décembre 2010.